Cloud braining : comment nous délocalisons notre mémoire

Mémoire transactive, voilà un anglicisme qui pourrait apparaître bientôt dans le vocabulaire médiatique, mettant en exergue un phénomène en pleine expansion : la mémoire collectivisée… où comment notre connaissance devient hautement dépendante d’internet…

illustration de neuronesParmi d’autres, deux outils significatifs sont entrés dans notre vie : Google et Wikipedia. Deux exemples de sites qui peuvent à tout moment venir combler un manque d’information, un trou de mémoire… internet est certes un moyen d’accéder à l’information comme un autre, mais la différence est qu’il s’invite partout avec nous, avec les smartophones et autres tablettes. Qui se baladait jadis en permanence avec une encyclopédie en 10 tomes, un annuaire et ses albums de famille ?

Cette portabilité à de nombreuses vertus, mais aussi un revers : elle rend notre mémoire paresseuse… Quelle utilité de retenir une information à laquelle nous pouvons accéder à nouveau à tout moment ? Nous assimilons beaucoup plus d’information qu’hier, plus besoin d’être un rat de bibliothèque pour avoir la connaissance du monde au bout du doigt sur son écran tactile.

Une équipe chercheurs, dont un professeur de psychologie de l’Université de Columbia, à révélé que les sujets retiennent plus facilement où les informations qu’ils ont dû assimiler se trouvent, que des informations en elle-même. Autrement dit, plutôt que de retenir des contenus, notre cerveau se contente de retenir où la retrouver. C’est un mécanisme de l’esprit tout à fait compréhensible, mais elle a le défaut de nous rendre dépendant de ces ressources.

vieux livresLes professionnels du web (et d’autres) ont une veille active et réactive, ils découvrent au jour le jour de nombreux articles, études et autres chiffres relatifs à leurs activités et centres d’intérêts… nous relayons, partageons ces informations, mais qu’en retenons nous ? Combien de ces chiffres, résultats, et méthodes nous reviennent spontanément à l’esprit ? En général, assez peu…
Il n’y a guerre d’autres solutions que de réapprendre à apprendre, récupérer les informations, les reformuler sur un bout de papier ou un clavier d’ordinateur, comme au bon vieux temps des études, afin d’aider notre cerveau à retenir l’essentiel de l’information, plus que sa localisation. Ne devenons pas esclave de ces outils puissants, ainsi nous en garderont les atouts sans en subir les désagrément pour notre si précieux cerveau !

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