Livres électronique : FNAC concurrence Amazon… mais la révolution attendra !

Avec 0,5 % de part de marché en France, le livre électronique peine à convaincre. Avant de nous intéresser à la riposte de la FNAC, essayons de comprendre pourquoi si peu de gens se tournent vers cette solution pourtant bien confortable…

Le Kindle d'Amazon

Le Kindle d'Amazon, proposé à 99 €

On peut invoquer le prix élevé des dispositifs, en particulier des plus intéressants (ceux à encre électronique, reprenant de façon bluffante  l’aspect et la qualité visuelle du papier imprimé), dont la technologie est encore jeune donc chère. On peut citer quelques initiatives comme le Kindle d’Amazon à 99 euros, ainsi que d’autres offres de distributeur similaires… On peut aussi poser comme alternative des liseuses LCD, des tablettes ou des smartophones… mais aucune de ces solutions n’offre un réel confort de lecture. Il faut pouvoir mettre 300 à 400 euros pour une solution vraiment confortable.

Autre problème fondamental : le coût des livres électroniques imposé par les majors de l’édition, irréaliste et en décalage incroyable avec ce que le public est prêt à mettre pour un produit virtuel… Quand on propose 5, 10, 15, 20 euros et autres prix faramineux pour un ou deux méga-octet de texte, pour des coûts de production quasi-nuls et -je suppose- une rétribution toujours aussi minime de l’auteur… on croit rêver !

Heureusement, la littérature est un art ancien, et la plupart des classiques sont disponibles gratuitement et légalement car tombés dans le domaine public. Voilà qui donnera peut-être goût à Balzac ou Rabelais à des amateurs de high-tech, ce serait une bien curieuse vertu à ce marché fou ! A moins, bien sur, que le piratage (qui représente déjà 60% des acquisitions d’e-book en Allemagne)

Acheter une bibliothèque électronique, oui, mais pas au prix fort, autant acheter le version papier, qui à le mérite de faire beau chez soi, et d’ajouter une dimension mystique, rituelle à la lecture… Oui, mais pas facile de la faire entrer dans son eBook reader… Au moins, un CD, on peut le ripper pour l’écouter sur son baladeur… Alors qu’un livre papier, il faut l’emmener. Un, ça va… mais 5, 10, 50, 200…

Fnacbook

Le Fnacbook, qui n'a pas rencontré le succès escompté

Vous voyez surement où je veux en venir : offrir avec chaque livre une version électronique pour commencer à le lire « en vrai » dans son fauteuil, et le continuer dans le métro sur sa liseuse… une révolution ! Alors, à votre avis, qu’à fait la FNAC ?

En fait, rien de tout ça, navré de casser l’enthousiasme qui naissait peut-être en vous… Plusieurs d’articles sur le web francophone rapportent une contre-offensive cocorico de notre chaîne nationale, et qui, après investigation poussée, n’est d’autre que la sortie d’une nouvelle liseuse, dont on ne connait ni les caractéristique, ni le prix.

La révolution attendra…

Pour aller plus loin : Dématérialisation des produits culturels : une aubaine pour le matériel ?

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